Wine Interviews – Step 1 – Grégoire Saint Olive

Février 2018 - Step 1

C’est parti pour plusieurs semaines de rencontres avec des acteurs de la filière du Vin !

Certains veulent la bousculer, en changer les contours et les liens, quand d’autres vont poursuivre une tradition ancestrale.

Bio, vente en ligne, export, marketing, trésorerie, relation presse, déclassement pour cultiver des cépages ancestraux, grande surface, marque, financement, taux d’alcool, circuits courts, enchères, placement, Winetech, capital immatériel, transmission, subvention, Chine, outils de gestion, vin naturel… sont autant de sujets que nous allons explorer et vous partager à travers ces articles.

Espoirs, envies, coups de gueule et vision de l’avenir de la filière… C’est parti pour un tour d’horizon #WineInterviews

 

Aujourd’hui je suis allée à la rencontre de Grégoire Saint Olive de Saint Olive Frères.

Grégoire a roulé sa bosse dans le monde du vin, entre Bandol, l’Irlande, Paris, le Beaujolais, et la Vallée du Rhône…

C’est un entrepreneur insatiable du monde du vin : Importateur, découvreur de vins, caviste, vigneron, négociant, Grégoire a toujours une nouvelle idée à explorer et son dynamisme est communicatif !

Son leitmotiv est de créer de l’adhésion autour de sa marque Saint Olive Frères, et c’est pour cela que son activité fonctionne si bien auprès des particuliers. Mais Grégoire « think global » et a le monde pour terrain de jeu. De la Chine aux Etats-Unis, les amateurs de vin pourront bientôt déguster les Côtes du Rhône blanc et rouge, le vin du pays du Var rosé ou encore les domaines « Vu par Saint Olive Frères », comme celui de Jean-Michel Tournissoux qui produit des vins naturels dans le Beaujolais, sous la marque ombrelle Saint Olive Frères.

Sans oublier sa marque dédiée à la grande distribution : « GrapGirl », qui allie une étiquette moderne et une BD qui fait découvrir son vin de cépage de façon ludique sur la contre-étiquette. Tant de fraicheur fait du bien sur les rayonnages !

Alors : quels sont les enjeux de la filière selon lui ?

Ce qu’attend le consommateur ?

Pour Grégoire, le vin de consommation courante, c’est d’abord un bon rapport qualité-prix. Un vin que l’on n’hésite pas à ouvrir pour un apéro ou à apporter chez des copains pour un dîner.

Un vin abordable sur une carte des vins au resto et à l’export, tout en exprimant la typicité de son terroir.

Ensuite, il constate que pour générer de l’adhésion, le consommateur a besoin de contact avec le producteur. C’est pour cela qu’il a créé sa propre marque et qu’il vinifie lui-même son vin : pour rapprocher son vin du client.

Le potentiel de la winetech ?

Pour Grégoire, la winetech a de beaux jours devant elle dès lors qu’elle propose des innovations brevetées, comme les nouveaux modes de conditionnement de @Vinovae, mais aussi quand elle permet de mettre en lien le consommateur et le producteur. L’enjeu essentiel reste le transport et la capacité à livrer en 100% non cassé… Ce qui explique pour lui le rôle encore dominant d’acteurs comme venteprivée.com, qui rassurent le client sur leur capacité logistique.

Les modes de distribution

Grégoire croit beaucoup au potentiel de la vente directe, en particulier à travers les nombreux salons qui rapprochent le producteur de son consommateur. C’est une opportunité pour créer de l’adhésion et de l’engagement vis-à-vis du vigneron et de ses vins.

Et la vente en ligne ?

C’est son coup de gueule… Il verra quand les commissions bancaires ne seront plus si élevées !

La communication en ligne ?

Il est essentiellement présent sur Facebook et Pinterest

Le vin bio, le vin naturel ?

Pour lui c’est de toute façon dans l’intérêt du vigneron, car ses terres sont son principal patrimoine. Il ne peut que souhaiter leur développement… durable !

Et les vins avec moins d’alcool pour aller concurrencer les bières artisanales ?

Certes c’est un sujet de santé publique… mais il constate que les meilleurs millésimes atteignent souvent un degré d’alcool de 14 à 15 degrés !

Outil de gestion : un conseil ?

Pour son CRM et la gestion de ses stocks, il est passé d’Excel à Axonaut. Et pour l’instant, c’est une réussite car Axonaut lui offre un vrai outil de pilotage de sa marge et de sa trésorerie. Cerise sur le gâteau, l’outil, dont les modules sont à la carte, lui permet aussi de gérer ses factures et sa relation client.

Merci à Grégoire pour ces échanges passionnants !

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